Tag Archive for paris

Le Tiger

13 rue Princesse, 75006, Paris.

/// Tiger ///

IMG_7489

Un nom qui rugit, pour un lieu qui fait

frétiller les papilles et pétiller les yeux.

C'est quoi ? 

     Un bar à ... GIN (Et ouais !). En déambulant, avec une amie, dans ce quartier qui est mon chez-moi de cœur à Paris, nous avions été intriguées par le nom et, à travers la vitre, nous avions trouvé l'intérieur tout cosy, tout mignon, alors nous y sommes entrées prendre un verre. La serveuse qui s'est occupée de nous était a-do-rable, en plus d'être jolie à regarder avec son sourire - de catégorie Shakira -, elle a pris le temps de nous expliquer le concept et la carte, mais aussi de nous conseiller !

Pourquoi c'est cool ?

     Déjà, parce que, vous en connaissez beaucoup des bars à Gin à Paris ? Non. Il y a eu un réel effort sur la carte, parce qu'en plus des dessins de cocktails stylisés, tout craquants, ils y ont mis la description du cocktail en question, pour trouver celui qui nous convient. Tout donne envie, le lieu, le décor, la carte, les dessins, les adjectifs choisis, les serveurs(ses)... (pardon, je m'égare)

en Bref :

  1. Les gens sont sympas et mignons =.D
  2. La carte est super bien faite, à mon avis.
  3. La déco, sans trop d'effort, donne une identité au bar.
  4. Les cocktails sont excellents, ils connaissent le sujet quoi.
Capture d’écran 2016-04-03 à 15.31.01Capture d’écran 2016-04-03 à 15.32.31 Un petit moins ? 
  • Il y a peu de choix pour ce qui est du grignotage, et, pour le coup, il y a eu grosse radinerie sur le beurre accompagnant la charcuterie en ce qui nous concerne, ce soir .IMG_7487

(une petite cuillère de bébé Minimoy... Non, je n'exagère pas du tout)

  • Peut-être le prix, mais entre vous et moi, entre 12 et 14 € un bon cocktail, on va pas mourir non plus ! D'autant plus que, si jamais vous y aller avec un ou une ami(e) qui a mangé un paquet de Chiantos dans la journée et qui ne veut pas prendre quoi que ce soit au Gin dans ce bar à GIN, et bien ... il ou elle (ce gros relou) peut prendre quelque chose de classique : verre de vin, bière.. Mais bon, c'est un peu comme commander un pavé de saumon au Relais de l'Entrecôte.

(ÇA FAIT PAS DE SENS !)

On y court :

  • Entre utérus.
  • Avec ses copains qui veulent faire les bonhommes. (#RoubignolesdeGodzilla)
  • Peut être pas en premier rencard, quoi que... , ils ont des espaces, spécial "intimité", on s'entend parler. (Euh calmez-vous, c'est pas non plus des Backrooms comme aux Chandelles !)

Courez-y, mais pas tous en même temps, et surtout pas en même temps que moi.

#Snob

Bref, avant, je n'aimais pas le Gin, mais ça, c'était avant**.

Marie

Marie Logo

**Première cuite de ma vie au Gin, sale histoire.

Le Clos de la Belle Juliette

92 Rue du Cherche-Midi, 75006 Paris.

     Si vous saviez Ô combien ce bar d'hôtel - qui fait aussi salon de thé -, me faisait envie depuis un petit bout de temps. Je l'ai regardé, regardé, et regardé encore, avec toujours plus d'envie à chaque fois. C'était un peu comme si je passais sans cesse devant une boutique de Pierre Hermé aux couleurs de Ladurée (Oui, je préfère les macarons de Pierre Hermé).

     Bien caché, à l'abri des regards indiscrets, le bar de l'hôtel Le Clos de la Belle Juliette, doit absolument rester une chasse gardée, parce que le calme est un luxe et que les lieux dans Paris qui ne sont pas remplis de foule sont des refuges qui font du bien.

     Attention, les allergiques au Girly et aux Princesses : passez votre chemin ! Les couleurs éclatent au visage, elles explosent de rose fuschia, de violet, et bien d'autres couleurs encore, dans un espace chic et adorable, aux détails délicats : une harpe immense près d'un canapé, des livres dans les étagères, un album d'ouvrages de Fabergé posé sur la table, un vase gigantesque de mignonnes fleurs.

     Si la carte n'est pas renversante pour tout ce qui est grignotage, elle reste honnête, car le serveur était attentionné sans être mielleux, on nous propose de bons produits, les cocktails sont délicieux et les prix ne sont pas du tout exagérés pour cette petite bulle saupoudrée d'ADN de licorne.

     Idéal pour :

  • Un verre entre utérus hystériques, décalées ou assurément prout-prout ou fan assumée de Princesses Disney.
  • Bicher avec ton meilleur ami qui aime un peu trop le rose.
  • Prendre le thé avec ta Mamie.
  • T'enivrer avec modération accompagnée de ta Maman, prendre plein de photos d'elle et l'aider à les poster sur son Facebook.

 Capture d’écran 2016-02-28 à 19.03.45  IMG_1663IMG_7008

IMG_7012

ÇA NOUS FAIT DU BIEN

Marie

Marie Logo

Vivre pour l’art – Jacques Doucet / Yves Saint Laurent.

Exposition jusqu'au 14 février 2016 - Fondation Pierre Bergé, 5 avenue Marceau, Paris.

    Ce qu'a voulu Pierre Bergé, c'est établir des liens, une comparaison entre Jacques Doucet, grand couturier et collectionneur (1853-1929) et Yves Saint Laurent (1936-2008), que l'on ne présente plus, en sélectionnant des pièces de mobilier, des tableaux, des sculptures ayant appartenues à l'un et à l'autre, et quelques pièces qui ont été à l'un puis acquises par l'autre. (allant de Jacques Doucet à Yves Saint Laurent, bien entendu)

    On se retrouve donc dans une exposition dont la scénographie* constitue une synthèse, une combinaison imaginaire de deux lieux espacés dans le temps et l'espace - deux appartements différents - . C'est donc dans un espace qui n'est pas tout à fait une REconstitution que l'on déambule. L'exposition est petite, certes, mais c'est une expérience douce et chaleureuse. C'est un peu comme entrer chez quelqu'un dont l'appartement nous coupe le souffle. On pourrait faire "Wow" pendant des heures que ce ne sera jamais suffisant et que nos cordes vocales nous lâcheraient, sans que nous ayons pu exprimer tout notre émerveillement.

*Par Nathalie Crinière

    Les trois premières salles sont celles pour l'intérieur Jacques Doucet, les 2 suivantes (un peu plus grandes) pour l'intérieur Yves Saint Laurent, on y voit même un bar pensé par Saint Laurent lui même. Les références se bousculent mais tout est à sa place, un enchaînement comme si l'on lisait le papier perforé d'une boîte à musique.

     1 Tabouret curule de Pierre Legrain (c. 1920-1925), 2 la Muse endormie de Brancusi (1910), 3 La charmeuse de serpents du Douanier Rousseau (1907), 4 Sur la plage de Manet (1873), 5 Il Ritornante de Chirico (1917-1918), 6 Composition avec bleu, rouge, jaune et noir de Mondrian (1922), 7 Portrait de Don Luis María de Cistué y Martinez de Goya (1791), 8 La blouse rose de Modigliani (1919), 9 Le profil noir de Fernand Léger (1928), 10 L'homme à la guitare de Picasso (1912), 11 les Portraits d’Yves Saint Laurent d'Andy Warhol (1972), des pièces d'Eileen Gray, des miroirs avec les cadres comme des sortes de branchages... Tout cela dans un même lieu, c'est touchant, intime, comme un lieu secret, un musée imaginaire ou encore mieux : l'intérieur d'une lampe de deux génies. Parfois j'ai eu l'impression que le mobilier, les sculptures et les tableaux étaient mis en scène comme s'ils étaient des reliques qui portaient en elles une petite part des esprits de Doucet et de Saint Laurent.

Capture d’écran 2015-11-29 à 19.58.56

Chipotage tiré par les cheveux :

Si, moi, Marie, j'avais pu ajouter une touche farfelue, grâce à des fonds illimités et des fous qui me trouvent géniale,... j'aurais fait des projections holographiques de Jacques Doucet et d'Yves Saint Laurent dans l'exposition qui se baladent ou s'installent sur une chaise exposée.

...

Quoi ? On l'a bien fait pour Tupac au festival de Coachella en 2012, permettant à Dr Dre et Snoop Dogg entre autres de faire bouger des fesses au rythme de paroles aux phrasés entraînants en chantant avec Tupac.

(#Lazaruseffect)


 Affinités spirituelles dans l'appréciation du beau, c'est une exposition qui retranscrit bien des choses, soulignent des convergences de choix et de sensibilités artistiques de deux personnes qui ne se sont jamais croisées, qui n'ont même pas foulé le sol de cette planète simultanément...

(#LogorrhéeLyrique)

Je suis intimement persuadée que le commissaire Jérôme Neutres, la scénographe Nathalie Crinière et le décorateur Jacques Grange ont fait une séance de spiritisme autour d'une table de Oui-ja pour se mettre d'accord avec Yves Saint Laurent et Jacques Doucet en même temps.


Marie 

Marie Logo

 
« Older Entries Recent Entries »