Archive for 28 février 2016

Le Clos de la Belle Juliette

92 Rue du Cherche-Midi, 75006 Paris.

     Si vous saviez Ô combien ce bar d'hôtel - qui fait aussi salon de thé -, me faisait envie depuis un petit bout de temps. Je l'ai regardé, regardé, et regardé encore, avec toujours plus d'envie à chaque fois. C'était un peu comme si je passais sans cesse devant une boutique de Pierre Hermé aux couleurs de Ladurée (Oui, je préfère les macarons de Pierre Hermé).

     Bien caché, à l'abri des regards indiscrets, le bar de l'hôtel Le Clos de la Belle Juliette, doit absolument rester une chasse gardée, parce que le calme est un luxe et que les lieux dans Paris qui ne sont pas remplis de foule sont des refuges qui font du bien.

     Attention, les allergiques au Girly et aux Princesses : passez votre chemin ! Les couleurs éclatent au visage, elles explosent de rose fuschia, de violet, et bien d'autres couleurs encore, dans un espace chic et adorable, aux détails délicats : une harpe immense près d'un canapé, des livres dans les étagères, un album d'ouvrages de Fabergé posé sur la table, un vase gigantesque de mignonnes fleurs.

     Si la carte n'est pas renversante pour tout ce qui est grignotage, elle reste honnête, car le serveur était attentionné sans être mielleux, on nous propose de bons produits, les cocktails sont délicieux et les prix ne sont pas du tout exagérés pour cette petite bulle saupoudrée d'ADN de licorne.

     Idéal pour :

  • Un verre entre utérus hystériques, décalées ou assurément prout-prout ou fan assumée de Princesses Disney.
  • Bicher avec ton meilleur ami qui aime un peu trop le rose.
  • Prendre le thé avec ta Mamie.
  • T'enivrer avec modération accompagnée de ta Maman, prendre plein de photos d'elle et l'aider à les poster sur son Facebook.

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ÇA NOUS FAIT DU BIEN

Marie

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Petits plaisirs

Inspirée par le magazine Glamour, il m'a semblé sympathique de vous proposer une parenthèse un peu plus personnelle, et de lister ici les petites choses de mon quotidien qui font du bien.

Mon sent-bonbfr

Bois Farine, de l'Artisan Parfumeur. Acheté en décembre 2014, il ne me quitte plus. Sa douceur, et son odeur boisée-alimentaire m'évoque des images réconfortantes, comme de la pâte à gâteau, l'odeur de pain cuisant lorsque l'on passe devant une boulangerie, ou encore celle d'un nuage. Car oui, si un nuage devait avoir une odeur, ce serait celle de Bois Farine. C'est aussi ma madeleine de Proust, qui me rappelle toujours des souvenirs de l'année passée.

dyn002_original_385_567_jpeg_236_2e095657984cac1ca32a22479462e6acMon livre pour me vider la tête

Un bon recueil de poèmes. Capitale de la douleur de Paul Eluard, ou plus récemment, Cendres et Poussières de René Vivien que je vénère.

Ma destination detox 

La côte d'azur et les villages italiens qui la bordent. Pour cette odeur d'eau salée, de lavande, le chant des cigales et une cuisine riche et saine.

Mon mantra libérateur

"Don't cry because it's over, smile because it happened". De nature nostalgique, j'ai toujours tendance à voir la fin des choses comme une tragédie, une fracture dans ma vie. Me ressasser cette phrase me permet d'aller de l'avant, et d'accueillir à bras ouverts les nouvelles opportunités à venir.

Ma parenthèse relaxante

L'heure du goûter. C'est l'heure exquise! Elle est sacrée. Seule chez moi, ou accompagnée dans un joli café, j'aime boire une tasse de thé au jasmin, et grignoter de bons biscuits. Ce moment marque une pause essentielle dans ma journée.

Mon produit préféré coconut

Mon huile de coco 100% bio que j'utilise pour hydrater mon corps et mes cheveux. Un vrai produit miracle (Marie sera d'accord).

Ma musique "bulle"

Sûrement la dernière chanson coincée dans ma tête. Sinon, une ballade des Beatles ou même de la musique classique. J'adore Tchaikovsky.

Mon vêtement doudou

Une maxi-écharpe dans laquelle j'enfouis mon visage, et qui me sert aussi bien d'oreiller dans les transports que de châle.

Mon film/série réconfortant

Tous les épisodes de Sex & the City, sans aucune doute.

 

Je vous invite à reprendre ce petit questionnaire!

Bon week-end à tous !

Charly

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L’amour au temps du Choléra

     Alors, oui, dit comme ça... Ça ne donne pas très envie, ce n'est pas sexy, encore moins glamour mais c'est un livre qui en vaut le détour, parce que :

  1. C'est mon meilleur ami de moi qui me l'a conseillé/prêté.
  2. C'est du Gabriel García Márquez (j'en ai déjà parlé ici).
  3. Ça parle d'amouuuuuuur mais pas le genre qui donne la gerbe.
  4. Seule alternative valable à l'émission "les Princes de L'amour" qui vient de finir.

     C'est une histoire d'amour qui n'est pas du tout évidente, elle ne prône pas l'existence d'un seul et unique amour, et cela nous fait du bien, cela redonne espoir. Pourquoi ? Parce que non, il n'existe pas qu'un seul amour par personne dans le monde et quand tu l'as cassé, il n'y a pas de garantie, quand tu es passé(e) à côté, quand il s'est fait la belle avec une personne que tu penses mieux que toi ou pire... si ton amour s'est fait la malle au Paradis, et bien NON, tu n'es pas condamné(e) à te sentir FOREVER ALONE pour le restant de tes jours.

     Outre cet aspect salvateur, l'histoire parle aussi de vieillesse, du temps qui passe, pour cela Gabriel García Márquez est vraiment doué. Rendre la décrépitude jolie, délicate et touchante sans tomber dans la tristesse, c'est une chose que je trouve particulièrement fascinante chez lui. De plus, entre les flots de sentiments, la beauté de la vie et du temps qui passe, ça parle de sexe. Oui oui, des histoires de fesses à la pelle, décrites de façon imagée, amusante parfois (Spoiler : en vieillissant, le drapeau a parfois du mal à se lever) et très juste dans les métaphores.

Speech

     Dans une petite ville des Caraïbes, le bon copain d'un vieux, le docteur Juvenal Urbino (on est d'accord, ce nom est douteux), meurt dans des circonstances tragiques, de type grecque, d'ascendance Phèdre. Fermina Daza, perd peu de temps après, son mari, Juvenal Urbino, pour le coup... il meurt très bêtement - c'est un peu une mort pourrie entre nous -. À la fin de la veillée, un homme apparaît, Florentino Ariza, qui vient lui jurer son amour. Enfin, il revient lui jurer son amour, parce qu'en fait on va faire un voyage, durant tout le livre pour comprendre comment on en est venu là.

     Florentino Ariza s'éprend de Fermina Daza dans leur jeunesse. Il est un peu maladroit, poète et violoniste à lui jouer des sérénades, non pas sous sa fenêtre parce que ce n'est pas très bien vu à la fin du 19ème siècle, mais depuis un lieu où le vent porte sa musique amoureuse à la chambre de Fermina. Beaucoup de lettres secrètes s'échangent, il veut l'épouser, elle l'aime en retour, mais il est pauvre et le père de Fermina Daza veut mieux pour sa fille, parce qu'il a des soucis d'argent et que ça l'arrangerait bien qu'elle épouse le Docteur Juvenal Urbino (un médecin dans la famille !). La raison conquiert le coeur de la belle, laissant le jeune Florentino bien triste. Elle vivra un vie résignée mais qui ne manquera pas de stabilité, d'un certain bonheur qui en émane tandis que lui, il bâtira sa vie pour un jour être digne d'elle. Il lui jure une certaine fidélité, des femmes, il en aura, des aventures suivies, aussi, mais de femme qui portera son nom, jamais.

     Chacun de leur côté, la vie continue, le temps dessine des lignes de souvenir sur leurs visages, qui remplissent aussi leurs mémoires et de façon admirable Gabriel García Márquez nous raconte non pas une histoire manquée, mais la vie à côté de cet amour indéfectible.

PS : un épisode met un peu mal à l'aise, c'est celui de la très jeune d'America Vicuña avec le vieux Florentino Ariza, il faut vraiment se préciser dans la tête que c'est un autre temps et d'autres mœurs, parce que pour le coup, quand on nous dit qu'il la déshabillait et lui délaçait ses chaussures comme on le ferait pour une enfant, avec mon raisonnement 2016, j'étais moyen chaude.

Au fait le Choléra,

c'est dégueu, ne googlez pas.

Marie

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